|

LIPOASPIRATION
CHIRURGIE
DE LA SILHOUETTE

Objectif
: Par de minuscules incisions rapidement très discrètes, aspirer la
graisse excédentaire réalisant une véritable sculpture de la silhouette
à condition d’un travail homogène et régulier d’une part et d’une bonne
qualité de rétractation de la peau et de cicatrisation de la graisse d’autre
part.
L’indication idéale concerne des patientes jeunes à peau tonique présentant
des bourrelets localisés. Dans le cadre de patientes un peu plus âgées
ou ayant eu des enfants et qui ont une peau plus laxe ou vergeturée, la
liposuccion, si elle est toujours possible à titre morphologique afin
de diminuer l’épaisseur de la couche graisseuse, peut laisser des résultats
esthétiques de moins bonne qualité toujours limitée par la qualité et
l’élasticité de la peau.
Dans tous les cas de figure, ce geste chirurgical à visée esthétique n’est
pas une chirurgie de l’amaigrissement mais de la silhouette. Les problèmes
de poids doivent être réglé avant l’acte chirurgical (on préconise une
perte de 50 à 75 % du surpoids avant la liposuccion).
Principe
: Sous anesthésie générale ou péridurale (l’anesthésie locale est
limitée à des actes courts sur des petites surfaces et à des petites quantités
de résection), le chirurgien pratique des mini-ponctures dans les sites
discrets (plis naturels du corps au niveau de l’aine, du genou ou de la
fesse). La manoeuvre d’aspiration est ensuite pratiquée avec un contrôle
soigneux des mouvements de va et vient de la canule pour avoir un travail
homogène, régulier et harmonieux. Cet acte est peu hémorragique. Après
la fermeture des différentes voies d’abord, un pansement compressif :
lipo-panty est mis en place et sera porté jour et nuit pendant 3 semaines.
Les suites opératoires sont marquées par des douleurs faibles type courbatures
ou contusions associés à un oedème et à des ecchymoses (couleur bleue,
jaune, violet) post-traumatiques. La sortie est souvent réalisée le lendemain
de l’intervention avec une consultation de contrôle à 10 jours et surtout
à l’obtention du résultat définitif à savoir 4 mois, temps nécessaire
à la rétraction cutanée et à la cicatrisation de la graisse et à la disparition
totale de l’oedème post-opératoire.
Complications
les plus fréquemment rencontrées : Un oedème de la cheville surtout
les patientes actives qui reprennent rapidement le travail est souvent
rencontré. De même certaines patientes avec fragilité capillaire marquent
beaucoup et présentent des taches bleues, jaunes, violettes impressionnantes.
Les problèmes d’hématome, d’infection, d’épanchement lymphatique ou de
phlébite sont beaucoup plus rares. Enfin, les complications vitales sur
l’anesthésie générale ou les embolies pulmonaires sont exceptionnelles.
Le suivi post-opératoire peut montrer parfois des défauts, notamment de
frisure cutanée, en rapport avec une qualité de peau trop peu élastique
dont la remise en tension s’est effectuée de façon insuffisante. Dans
certains cas, le chirurgien peut proposer une remise en tension cutanée
avec une cicatrice dans un endroit peu visible. Dans tous les cas de figure,
les retouches ne sont jamais pratiquées avant 4 à 6 mois d’évolution post-opératoire.
|
|
|
|
avant
lipoaspiration
|
après
lipoaspiration
|
Différentes
zones du corps peuvent faire l’objet de liposuccion :
- les hanches
- la région
de la culotte de cheval
- la région
sous-fessière
- la face
antérieure des cuisses
- la face
interne des genoux
- les mollets
- les chevilles
- le bourrelet
inferieur des bras
- le cou
- une liposuccion
au niveau de la paroi abdominale est possible, soit seule, soit associée
à un geste chirurgical plus lourd.
- la face
interne des cuisses peut faire l’objet d’une liposuccion, rarement isolée,
le plus souvent associée à un lifting de face interne de cuisses. Même
si l’association de plusieurs localisations est toujours réalisable
dans la même anesthésie générale, les règles de bon sens et la recherche
maximale de sécurité s’appliquent toujours afin de ne pas dépasser des
durées opératoires trop importantes ou des volumes d’aspiration démesurés.
La majorité des chirurgiens aspire rarement plus de 3 à 4 litres dans
la même intervention

|